Confinement et baisse d'activité : Les impacts de la sédentarité sur la santé

Claire Nghiêm
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9/9/2021

Avec l'apparition de la Covid-19 et les nombreuses périodes de restrictions sanitaires, les différents organismes comme l'OMS (Organisation mondiale de la santé) ou l'ONAPS (Observatoire National de l'Activité Physique et de la Sédentarité), ont mis en évidence une réduction de l'activité physique et une augmentation de la sédentarité.

En effet, les personnes en télétravail ont rapidement laissé de côté leur vélo et la marche à pied pour la chaise du salon. Ces habitudes que nous avons pour la plupart dû adopter "malgré nous" on entraîné un véritable impact sur notre santé.

Cependant le manque de pratique d'activité physique n'est pas un problème récent, car avant le confinement, déjà 1 adulte sur 3 était en situation de sédentarité. Il n'atteignait pas les recommandations d'activité physique d'environ 30min/jour établies par l'OMS (Esteban, 2017 ; INCA 3, 2017).

Qu'est-ce que la sédentarité ?

La sédentarité désigne un moment d'éveil avec une dépense énergétique proche de zéro.

Quelques exemples de situation de sédentarité :

On parle plus concrètement de sédentarité à partir du moment où le temps de pratique physique est inférieure à 30min/jour. On parle même de sédentarité élevée lorsqu'une personne passe plus de 7 heures/jour assise.

La sédentarité : 4e facteur de risque de mortalité au niveau mondial

Plus de 70% des français sont assis 8 heures par jour. Un chiffre important, certes, mais représente-t-il réellement un danger pour la population ?

Malheureusement ... Oui !

Selon l'OMS, "La sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité au niveau mondial" et elle progresse dans de nombreux pays

L'activité physique nous permet de prévenir et mieux lutter contre les maladies cardiaques,le diabète de type 2 et le cancer. C'est aussi un moyen de diminuer les symptômes de dépression et d’anxiété, atténuer le déclin cognitif, améliorer la mémoire et stimuler la santé du cerveau.

"L'activité physique permet de réduire de 30% le risque de cardiopathie, de 27% le risque de diabète et de 21% à 25% le risque du cancer du sein et du colon"

D'après l'OMS, quatre adolescents sur cinq et un adulte sur cinq ne font pas suffisamment d'activité physique/sport. À l’échelle mondiale, cela couterait 54 milliards de dollars. en soins de santé directs et 14 milliards en perte de productivité.

Le contexte de la crise sanitaire

Agir devient d'autant plus urgent que la COVID a entraîné de nombreuses mesures faisant obstacle à l'activité physique. L'urgence sanitaire a mené de nombreux pays à mettre en place des couvre-feu et confinements favorisant l’inactivité physique et le mode de vie sédentaire. L'activité physique, grandement réduite devient donc un enjeu majeur puisque le manque de cette dernière augmente les risques de mortalité et rend la population encore plus fragile face à la pandémie. En effet d'après une étude du British Journal of Sports Medicine, l'activité physique permet de renforcer les défenses immunitaires et donc la résistance aux virus dont la Covid.

La mobilité comme levier d’action

Il est donc nécessaire de revoir/réexaminer notre mode de vie et plus particulièrement nos activités physiques. Notre mobilité est un levier d'action indéniable sur les impacts de notre vie sédentaire.

Ainsi l'OMS dans ses recommandations mondiales sur l'activité physique pour la santé préconise de faciliter certains modes de déplacement pour se rendre au travail (par exemple le vélo ou la marche).